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A quoi pourrait ressembler un CBDC régional: Etude de cas du MNBC de la zone Euro

A quoi pourrait ressembler un CBDC régional: Etude de cas du MNBC de la zone Euro

Project Information

Project Details

Lexique spécifique:

 

Cryptomonnaies: Forme de monnaie numérique et décentralisée utilisant la cryptographie pour sécuriser les transactions et réguler l’émission, typiquement basée sur la technologie de la blockchain (ex. : Bitcoin).

Stablecoins : Type de cryptomonnaie conçu pour minimiser la volatilité en étant rattaché (indexé) à la valeur d’un actif stable, généralement une monnaie fiduciaire comme le dollar américain.

MNBC (ou CBDC) : Monnaie Numérique de Banque Centrale C’est une forme numérique de la monnaie nationale émise par la banque centrale. Contrairement à l’argent sur votre compte bancaire classique (qui appartient à une banque privée), une MNBC est une dette directe de la banque centrale, ce qui la rend sans risque d’insolvabilité.

Euro numérique La version spécifique de la MNBC pour la zone euro. Il est conçu pour être un “cash numérique” : un moyen de paiement public, gratuit pour les usages de base, et utilisable partout en Europe.

Seigniorage (Seigneurage) C’est le “profit” que réalise une banque centrale en émettant de la monnaie. Ce revenu provient de la différence entre la valeur de l’argent créé et son coût de fabrication. Pour l’euro numérique, ces revenus serviront à financer l’infrastructure publique pour que le service reste gratuit pour les citoyens.

Payment Provider (Prestataire de services de paiement – PSP) Ce sont les intermédiaires (banques ou entreprises de technologie financière) qui distribuent l’euro numérique aux gens. Ils s’occupent d’ouvrir votre portefeuille numérique et de vérifier votre identité.

Holding Cap (Plafond de détention) C’est la limite maximale d’euros numériques qu’un individu peut garder dans son portefeuille (proposé à environ 3 000 €). Ce plafond évite que tout l’argent des banques privées ne soit transféré vers la banque centrale, ce qui déstabiliserait le système.

Merchant (Commerçant) Toute entreprise ou magasin qui vend des biens ou services. Dans le projet actuel, les commerçants ont l’obligation légale d’accepter l’euro numérique s’ils acceptent déjà d’autres paiements électroniques.

Waterfall (Cascade) Un mécanisme automatique pour les réceptions d’argent. Si quelqu’un vous envoie une somme qui fait dépasser votre plafond (le Holding cap), le surplus est automatiquement envoyé vers votre compte bancaire classique lié.

Reverse Waterfall (Cascade inversée) Un mécanisme pour les paiements. Si vous voulez acheter quelque chose à 100 € mais que vous n’avez que 10 € en euros numériques, le système puise automatiquement les 90 € manquants dans votre compte bancaire classique pour finir l’achat.

Minting (Frappe monétaire) C’est le processus de création de nouvelles unités de monnaie. Pour l’euro numérique, cela se fait de manière informatique sous le contrôle exclusif de la BCE pour garantir que la valeur reste stable.

Pseudonymisation Une technique de protection des données où votre identité réelle est remplacée par un code (un pseudonyme). La BCE voit que “l’utilisateur X” a fait un achat, mais elle ne sait pas qu’il s’agit de vous. Seule votre banque a le lien entre le code et votre nom.

Public Good Pricing (Tarification de bien public) Le principe selon lequel les services de base de l’euro numérique sont gratuits pour les particuliers. Comme c’est un “bien public” (comme les routes ou les billets de banque), son coût est supporté par la collectivité (via le seigneurage) et non par des frais de transaction individuels.

Souveraineté monétaire C’est la capacité de l’Europe à contrôler son propre système de paiement sans dépendre totalement d’entreprises étrangères (comme Visa ou Mastercard). Cela garantit que les paiements européens fonctionnent toujours, même en cas de crise géopolitique

 

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La finance à travers le monde évolue à pas de géant. De l’or et l’argent à la monnaie, de la monnaie à la monnaie scripturale et de cette dernière à la crypto-monnaie, tout évolue dans l’optique de résoudre des problèmes aux niveaux macros et individuels. Alors que “s’affrontent” apparemment la finance traditionnelle et la finance décentralisée, un terme émerge comme étant l’entre deux qui pourrait permettre aux banques centrales de proposer une expérience crypto dans des limites définies par elles-même: les MNBC/CBDC. Si plusieurs pays ont déjà commencé à étudier la possibilité de créer leur propre monnaie digitale (e-naira, yen digital, etc.), des alternatives plus larges sont aussi en réflexion: des MNBC régionaux. Nous étudierons aujourd’hui un modèle de MNBC régional: l’Euro digital. Que peut-on comprendre et apprendre de ce projet et comment cela pourrait il être utile à des pays d’Afrique ou d’Amérique latine où un ou des MNBC régionaux pourraient être des alternatives intéressantes aux stablecoins et moyens de paiement traditionnels. Nous verrons donc en quoi consiste le projet “Euro digital”, les critiques faites au dit projet et tirerons les potentielles leçons utiles pour notre contexte africain.

 

I- En quoi consiste le projet Euro digital:

 

Pour poser des bases directes, l’euro digital, n’est pas une crypto monnaie “classique”, ce n’est pas non plus un stablecoin, c’est une sortie de titre non rémunéré émis par la banque centrale européenne et pouvant servir pour des transactions dans la zone euro principalement. L’Euro digital a été pensée comme une extension de l’euro actuel, dédiée exclusivement aux transactions de détails. Il est à ce titre, émis exclusivement par la banque centrale, pour répondre à la demande et sans contrainte aucune sur la quantité d’euro digital total en circulation. Cet euro digital émis par la banque centrale est distribué aux utilisateurs finaux grâce aux banques et prestataires de paiements, qui se chargent de l’aspect KYC/KYB (pour clarifier qui est l’utilisateur);sur une infrastructure centralisée gérée par l’Eurosystème (les banques centrales), les opérations en euro digital peuvent se faire 24H/24, 7J/7 et ce de manière instantanée. Dans le registre commun, les utilisateurs sont pseudonymés pour préserver leur vie privée. Les limitations sont les suivantes: les individus ne peuvent avoir sur leur portefeuille plus de 3000 euros digital, tout excès est automatiquement convertis vers le compte bancaire lié (waterfall), pareillement si pour une transaction donnée le solde en euro digital est inférieur au nécessaire on peut automatiquement ou manuellement retirer le manquant du compte bancaire ou de paiement associé (reverse waterfall); côté marchand, il y a l’obligation absolue de ne rien “holder”(garder) en euro digital, aussi chaque paiement reçu est instantanément converti en euro sur le compte bancaire privé du marchand. Les transactions sont gratuites pour les citoyens (public good pricing) comme ce serait le cas pour le cash, on peut même faire des transactions hors ligne (grâce à des systèmes de type NFC ou smart card) pour complètement mimiquer l’aspect d’une transaction en cash. La banque centrale et les banques nationales se rémunèrent par le seigneurage.

Pourquoi avoir conçu leur projet de cette façon ? Parce que l’objectif principal de l’euro digital est la souveraineté monétaire. En l’état actuel des choses, ⅔ des paiements réalisés par carte ou de manière digitale aujourd’hui sont faites par l’entremise des géants américains VISA et Mastercard; même le reste des transactions digitales est partagés par les big-techs: Paypal, Google Pay, Apple Pay, etc. L’Europe est essentiellement dépendante de ces prestataires privés extérieurs et souhaite reconstruire une relative indépendance, une affordabilité pour ses marchands et plus de contrôle de sa monnaie pour sa banque centrale et ses banques nationales. L’Euro digital a donc vraiment été pensé comme un moyen technique d’échange. Il faut permettre à tout un chacun de faire ses transactions en zone euro avec facilité, sans frais de maintien de compte, sans toutefois que ça n’handicape les réserves de cash des banques commerciales, créant ainsi un environnement plus durable pour les transactions en euro.

Mais l’euro digital c’est surtout un projet encore en marche. De 2020 à 2021 les premières concertations publiques ont permis d’ébaucher le concept du projet. En 2020, le premier rapport sortait, en 2021 le projet était amendé après le dépouillement des 8000 contributions à la consultation publique, l’aspect de la vie privée est ressorti principalement et a influencé grandement le design du projet. De 2021 à 2023, le focus a été la modélisation des architectures “online et offline”; des tests ont été réalisés pour voir comment le projet s’intègre aux interfaces existantes (Amazon par exemple…) et en Juin 2023, la commission européenne a proposé un cadre légal à l’euro digital et à travaillé à la question de son “cours légal”. De 2023 à 2025, il a fallu définir le “rule book” (ensemble des règles applicables aux parties du système) et sélectionner les prestataires clés; plusieurs tests notamment sur le paiement conditionnel ont aussi été effectué avec environ 70 participants. Et jusqu’en 2027, l’accent sera mis sur la construction de la plateforme pour qu’elle soit disponible et opérationnelle en 2029. 2026 sera du point de vue juridique l’année cruciale pour l’adoption du texte sur la régulation de l’Euro digital. 

 

II- Quelles sont les critiques au projet d’Euro digital

 

 L’Euro digital est un projet limité à plusieurs égards. La première limitation est régionale. A moins d’accord avec d’autres zones monétaires, l’euro digital tel que pensé, ne saurait être utilisé qu’à l’intérieur de la zone euro. Ceci veut dire, que si un utilisateur possède un moyen de paiement (carte ou autre) adossé sur l’euro digital, celui-ci ne pourra lui être utile que dans la zone euro auprès de marchands, banques ou autres utilisateurs qui font eux aussi partie du système régional. Lorsqu’on veut concurrencer des géants comme VISA ou Mastercard, ce n’est pas franchement l’idéal. En plus de cela, les limites strictes de liquidités sont aussi un autre handicap potentiel. La limite de 3 000 euros a été établie sur la base de statistiques claires du profil de client (rémunération moyenne, habitudes de consommation, etc.) pour maintenir une certaine limite sur le volume total d’euro digital nécessaire et réduire la potentielle pression sur les liquidités des banques commerciales. L’objectif de cette deuxième limitation ainsi que la politique du  “zéro holding” pour les marchands, vise principalement à dissuader la détention de l’euro-digital pour des motifs de réserves; ceci lorsqu’on fait la comparaison avec des alternatives comme les stablecoins basés sur le dollars ou autres, rend l’euro digital moins intéressant comparativement. Dans les travaux du Veblen Institute (2023) on peut lire « A holding limit of €3,000 would satisfy the payment needs of the vast majority of users, but it would also restrict the digital euro’s role as a safe haven in times of crisis. » (Page 130); ce qui exprime concrètement un autre potentiel non atteint par l’euro digital, il ne peut servir de recours en temps de crise. 

Les limitations suscitées contribuent au tableau plus large d’une potentielle faible compétitivité de l’euro digital. Certes, les transactions seront gratuites pour monsieur tout le monde, mais quel est le revers dans le reste de l’écosystème. Dans son analyse de la question, Lucke (2025) pouvait dire « In many respects, the digital euro is inferior to cash or commercial bank money. For example, there is no interest on DE, but bank deposits often yield interest. » (Page 14); en tant que banque commerciale ou en tant qu’utilisateurs pourquoi ferais-je le choix de l’euro digital quand en tant que consommateur mes dépôts en euro FIAT sont rémunérés et quand en tant que banque commerciale ou prestataire de paiements je peux facturer des frais de transactions et autres. Plus loin encore, même si les fonctionnalités hors-ligne sont pensées pour accorder un certain anonymat aux transactions, le sentiment d’inquiétude reste encore très grand quant au contrôle opéré par la banque centrale sur les transactions de tout un chacun dans leurs limitations respectives. Pourquoi quitterait-on les solutions actuelles pour celle-là qui accentue encore plus un sentiment de perte du contrôle de sa liberté de transaction? D’ailleurs la fonctionnalité supposée offrir cette mimique d’une transaction en cash, lève l’inquiétude d’un problème de “double spending”, vu qu’on est hors ligne, comment se rassurer qu’une fois de retour en ligne, les écritures confirment que l’on a dépensé uniquement ce que l’on avait de disponible? Qu’advient-il au cas contraire ? La gratuité suffira-t-elle à compenser dans le choix du consommateur, ces éléments négatifs? Pourquoi les banques commerciales ou les autres prestataires de paiements, investiraient (intégration de l’euro digital à leurs solutions, KYC, KYB, KYT, etc.) pour fournir à leurs clients des services de paiements gratuits? Dans un marché libre, qu’est ce qui empêcherait plus encore un acteur privé, de proposer sa propre innovation sur la même problématique en se basant sur des dépôts rémunérés (un stablecoin de l’euro)?  Quelle est la réelle proposition de valeur de l’euro digital pour ses utilisateurs?

 

III – En tant qu’Africain que peut-on tirer du projet Euro digital?

 

Le premier plus, serait l’approche centrée sur leur contexte. L’Europe a des défis différents de ceux de l’Afrique ou de l’Asie ou même de l’Amérique. La priorité dans leur espace monétaire où il y a déjà une certaine fluidité de transaction et une meilleure bancarisation qu’ailleurs, est surtout la non dépendance à des solutions de paiements non européennes. 2020, année du début des réflexions sur le projet euro digital est d’ailleurs une année clé; à cause du COVID, beaucoup de pays et d’espaces économiques ont pu constater leur dépendance à l’extérieur dans tous les domaines (médicales, textiles, industriels, etc.), la finance n’y a pas fait exception. Il tombait donc sous le sens de concevoir une solution épousant leur contexte. Au-delà de cette priorité spécifique,  -même si imparfaite- l’approche qu’ils ont choisie pour la conception de leur projet est centrée sur l’utilisateur et les acteurs du système. Ils ont bien fait de calibrer la limite de holding individuelle, au regard du pouvoir économique de l’européen moyen; ils ont spécifiquement fait attention à ce que leur offre ne soit pas de nature à causer une trop grosse disruption avec les acteurs classiques (banques), car un projet CBDC aurait pu évincer le cash et la monnaie scripturale, affectant ainsi les dépôts en banque et par conséquent les crédits aussi; ils se sont spécifiquement cantonnés au use case de la transaction vers les marchands. Dans notre cas, si l’on veut donc concevoir un CBDC régional, il serait intéressant de vraiment comprendre nos contextes, de définir clairement la portée du CBDC considéré, qui va l’utiliser, quels peuvent être les impacts sur notre contexte économique, etc. Bâtir en fonction de son contexte et en cohérence avec ses utilisateurs et acteurs. Pour ne rien gâcher, l’approche de construction du projet a été itérative. Un projet, une consultation publique, un prototype, un cadre de travail plus défini, un test plus large, un prototype plus élaboré et de nouvelles fonctionnalités clés, une réglementation mieux définie, etc. Même si le déploiement peut sembler long, chaque étape clé a sa part de valeur ajoutée et contribue à l’amélioration du projet.

 

De ce qui semblent être les limites de l’Euro digital, nous pouvons aussi tirer un certain nombre de réflexions. La première, au niveau régional, ne pas adopter un “FIAT-related stablecoin” comme CBDC peut être pertinent. Avec un “FIAT-related stablecoin” national, l’équation est plus ou moins vite faite: un dollar en stablecoin = 1$ FIAT placé en réserve dans une banque ou un instrument de trésorerie équivalent (ie bon du trésor) lui aussi mis en réserve. Je fais confiance au Stablecoin USDT ou USDC, parce que je fais confiance au dollar et à la fiabilité des instruments de trésorerie liés à l’état américain, ainsi qu’à l’entreprise qui a émis le stablecoin et est chargée d’assurer la réserve. Si l’on veut faire un stablecoin régional, le niveau de confiance sera difficile à jauger et le niveau de risque pour l’émetteur d’un tel stablecoin sera plus grand que pour une simple monnaie digitale; pourquoi? La composante des instruments de trésorerie comme outil de réserve. Un bon du trésor français a t il la même liquidité qu’un bon du trésor allemand, grec ou belge? Même s’ils sont tous libellés en euros, les disparités de notation entre les différents pays, les historiques de difficultés financières de certains états, ajoutent un point d’interrogation sur la crédibilité de leurs instruments de trésorerie et leur participation à un portefeuille de réserve “liquide”. Sans parler de l’appréciation qu’il faut faire de l’impact de mise en réserve de cash, pour privilégier la circulation d’un stablecoin… Si rien qu’avec une monnaie digitale la question se pose déjà, combien de fois avec un CBDC de style FIAT-related stablecoin. 

 

Le dernier point qui est peut être encourageant dans le modèle régional de la zone euro, c’est qu’il pourrait être emprunté dans les espaces économiques ayant déjà une devise commune, les zones XAF et XOF par exemple. L’idée d’un Franc CFA digital, purement transactionnel, qui serait émis par une collaboration/décision conjointe des deux banques centrales (BEAC et BCEAO), pourrait être un premier début de solution aux défis de transactions transfrontalières entre les pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale concernés. Le Franc CFA digital, ne serait ni un XOF, ni un XAF mais tout simplement une monnaie digitale à parité fixe contre l’euro (1 Euro = 655,957 FCFA FCFA) qui servirait aux paiements marchands et entre individus à travers toute la grande zone économique, pas de conversion, pas de frais, instantanéité des transactions, pas de weekend ou de jours fériés, juste de la fluidité de transaction, une collaboration entre les banques centrales et les acteurs privés qui veulent bien jouer le jeu et un bon plus pour nos économies. Mais bien sûr, il y a d’autres considérations à avoir mais ce pourrait être un modèle à étudier.

 

En conclusion, le modèle européen est assez intéressant: un objectif clair réduire la dépendance aux solutions de paiements non européennes; un dispositif strict où la banque central émet l’euro digitale et les banques commerciales ainsi que les autres prestataires de paiements permettent aux utilisateurs directs d’en profiter (marchands et acheteurs); un cas d’usage clair qui est le paiement comme une solution cash, gratuite pour le public et par ses fonctionnalités hors ligne et en ligne préserver une certaine vie privée. Il comporte toutefois des limitations qui entachent quelque peu son attractivité et sa compétitivité : les limitations régionales, les caps de liquidités, la non rémunération des dépôts… Mais toutefois de l’approche “euro-digital”, le grand sud peut beaucoup apprendre: concevoir une solution pour et avec son contexte et ses parties prenantes, prioriser une approche itérative même si elle prend du temps et peut-être oser une approche non conventionnel en s’éloignant du FIAT-related stablecoin. L’intérêt de ce modèle pour le continent a sa place car sur des espaces économiques comme ceux de la BEAC et la BCEAO, ce pourrait être un modèle adaptable. Bien-sûr, le contexte africain a des spécificités et des défis plus grands encore (bancarisation, fluidité des transactions locales et régionales voire transfrontalières, l’attractivité de nos monnaies locales, etc.), tout ceci invite à de plus larges réflexions pour construire un modèle qui sera vraiment adapté à nous.

 

Notes de recherche 002

©Décembre-Janvier 2025

Arielle IKENG, Lomé – Togo

Consultante (finance digitale et gestion de la performance)

 

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Sources:

Banque centrale européenne. Digital euro project: Preparation phase of a digital euro – Closing report. BCE, octobre 2025.

 

Banque centrale européenne. Rapport sur un euro numérique. BCE, octobre 2020.

 

Gütschow, Mikolai, et Bernd Lucke. “The Proposed Design of the Digital Euro: A Critical Analysis.” Electronic Markets, vol. 35, n° 1, 2025. ResearchGate, https://doi.org/10.1007/s12525-025-00822-7.

 

Dissaux, Tristan, et Wojtek Kalinowski, éditeurs. A Digital Euro for a Better Monetary System: The Case for a Public Option. Veblen Institute, janv. 2023.